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 "La cellule familiale doit être porteuse d'amour, de partage, d'exemple…"


Politique
Mardi 26 Novembre 2013

Après une journée dédiée à la non violence le 2 octobre dernier organisée au jardin de l’Etat, c'est dans les collèges, que la Présidente du Conseil général a souhaité marqué la Journée Internationale pour l’élimination  de la violence à l’égard des femmes.


Hier, le rendez-vous était pris au collège Bois de Nèfles de Saint-Denis avec les élèves fréquentant cet établissement dirigé par le Principal Jean-Michel Hoareau. Ce dernier a répondu favorablement à cette initiative de Nassimah Dindar car,  comme il l’a signalé : "Cette journée ne devrait pas exister. Si nous refusons les violences, nous pouvons les combattre".

La Présidente a repris pendant quelques minutes sa casquette d’enseignante. Elle a rappelé l’historique de l’institution de cette Journée, posé des questions aux enfants comme " Savez-vous ce qu’est l’ONU ? Pourquoi cette Journée a-t-elle été instaurée ?" et les a naturellement sensibilisés à ce fléau qui touche de manière inacceptable La Réunion : "Il existe de grandes guerres mais il existe également de petites guerres où les enfants sont mis à contribution et subissent des violences".

"A La Réunion, tous les ans, 2500 enfants sont enlevés par le juge à leurs parents pour les placer dans des foyers afin de les protéger des violences et les aider à construire leur vie d’adultes. La cellule familiale doit être porteuse d'amour, de partage, d'exemple, de construction d'une personnalité empreinte de devoirs".

"Même si vous aimez un garçon, vous ne devez pas accepter de vilaines paroles. Vous devez lutter et en parler autour de vous. Vous êtes l’avenir de La Réunion et c’est ensemble que nous construirons une Réunion plus harmonieuse, en paix avec elle-même où les mots respect, égalité, fraternité seront inscrits dans les actes quotidiens", a-t-elle indiqué.

La Collectivité départementale est un acteur majeur et investit 5 millions d’euros par an pour lutter contre les violences intra familiales. Trop de femmes en sont victimes. En 2012, cinq d’entre elles sont mortes, trois auteurs de violences se sont suicidés ; et en 2013, deux femmes sont décédées, quatre autres ont été victimes d’agression dont deux enfants.

"Le Conseil Général ne peut pas tout faire. Un changement de mentalités, un changement de société sont nécessaires pour un réel épanouissement dans une cellule familiale", a ajouté la présidente du Conseil général.

Emeline et Léo, deux élèves de 3e, ont lu le manifeste, terminant par ces mots : "Notre humanité est en souffrance. Aujourd’hui, nous, futur (e)s citoyens et citoyennes, l’avenir est entre nos mains ; l’avenir de l’humanité que Nous aurons choisie ! Ensemble apportons notre pierre à la construction d’un monde de paix et d’amour, juste et harmonieux".

Puis, la minute de silence a plongé la salle, mais également toutes les classes du collège, dans le calme. D’autres collèges de l’île se sont également associés à cette cérémonie.
"L'avenir de La Réunion est devant nous dans ce collège, et j'espère que ce petit pas, cette petite minute seront porteurs et construiront une société réunionnaise meilleure", a conclu la présidente.

CG974


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